DES ROBES QUI ME HANTENT

Mon style vestimentaire s’est indéniablement construit à travers les films que j’ai pu voir depuis quarante ans. Certaines robes, certaines tenues n’ont plus jamais quitté mon esprit après les avoir vu sur grand (ou petit) écran.

Les premières tenues à m’avoir durablement marquée sont celles portées par Grace Kelly lorsque j’ai vu pour la première (mais non pas la dernière) fois “Fenêtre sur Cour” à 13 ans. Après avoir vu le film, je débattais avec moi-même (oui, on est plusieurs dans ma tête) pour déterminer où se portait ma préférence : la tenue de soirée noire et blanche et son bouillonnement de tulle, la robe noire qui paraissait si simple et si sage mais dont l’organza des épaules apportait une touche de raffinement sensuel ou le chemisier crème porté avec le tailleur vert et qui dégageait les épaules ? Je n’ai jamais réussi à trancher.

La garde-robe de Grace Kelly encore dans “Haute-Société” m’a également durablement marquée, en particulier le costume de bain blanc et la robe longue grise vaporeuse et brodée que j’ai d’ailleurs fait reproduire (en blanc) pour mon mariage (que j’ai annulé quelques semaines avant la date fatidique).

La robe marron foncée portée par Eva Marie Saint dans “La Mort aux Trousses” lorsqu’elle tire sur le personnage de Cary Grant, si simple, si austère mais si élégante a elle aussi été rapidement rangée au panthéon des robes que je trouvais iconiques.

J’ai longtemps tenté de reproduire (sans succès aucun) la folle tenue de ski d’Audrey Hepburn dans “Charade” ou la robe rouge portée par Audrey Hepburn encore dans “Drôle de Frimousse”.

On l’aura compris, mon style vestimentaire a primairement puisé son inspiration dans celui des années 50 et 60.

Le style Bardot, avec ses jupes amples, sa taille étranglée et ses ballerines m’ont longtemps interpellée. Alors que je porte en presque permanence des ballerines depuis plus de vingt ans, je n’ai compris que très récemment qu’une femme qui porte des ballerines n’a en réalité qu’une envie, celle d’être pieds nus et donc d’être libre.

Plus tard, certaines robes m’ont absolument éblouie, notamment la robe rouge portée par Julia Roberts dans “Pretty Woman”, la robe à sequins dorés portée par Sharon Stone dans “Basic Instinct” ou encore celle créée par Karl Lagerfeld en sequins noirs pour Anna Mouglalis dans “Coco et Igor”.

Parfois, le travail de la costumière sur le film est tellement réussi que toutes les tenues portées par la protagoniste sont de pures merveilles : ainsi en est-il des robes de Maggie Chung dans “In the Mood for Love”, celles portées par Kirsten Dunst dans “Marie-Antoinette”, celles portées par Charlize Theron dans “Atomic Blonde” ou encore celles portées par Emma Stone dans “Cruella”.

Comme on peut le voir, la diversité de cette garde-robe rêvée est sans limite aucune, même si j’ai compris à l’aube de mes vingt ans qu’il était vain de tenter de reproduire une tenue de manière littérale, puisque tout dépend de la morphologie et du porté de chacun.

J’ai en revanche développé un œil de lynx quand on en vient aux vêtements. Je garde en mémoire des coupes, des tissus ou des détails qui échapperaient à toute personne saine d’esprit. Par exemple, ce haut noir à liseré blanc que vous allez voir dans les photos qui suivent apparait sur l’affiche du film “Coco & Igor” de Jan Kounen (je crois d’ailleurs me souvenir qu’il n’apparait même pas dans le film), et m’a toujours fait friser l’oeil.

Je l’ai retrouvé, voilà.

Haut Chanel qui est en réalité une robe – Jupe vintage – Chaussures Tabitha Simmons – Lunettes de soleil Ray Ban – Manteau Max Mara – Sac Bvlgari

Le 3 Avril 2026