Quelle bonne idée d’aller faire des photos à Bagatelle un samedi.
J’essaye en général de faire mes séances-photos en semaine – les weekends étant totalement dédiés aux enfants (que je traine souvent au musée – comme le prouve ce site – ce qui ne les enchante pas toujours et ce qui donne en outre lieu à d’autres prises de photos par votre servante) mais les conflits d’agenda permanents que nous subissons mon photographe et moi nous obligent parfois à nous retrouver soit à cinq heures du matin, soit à onze heures du soir, soit accompagnés de mes enfants (mais jamais, pour ce dernier cas, aux heures indécentes que je viens d’évoquer – on s’en doute).
Nous voici donc accompagnés, pour cette séance-photo à Bagatelle, de deux enfants qui étaient bien heureux que je ne leur inflige pas un énième musée, qui ont pu photo-bomber mes photos et faire – très moyennement – copain-copain avec un paon.
De mon côté, j’ai évidemment et inévitablement fait la sotte.
(Et hop, on se regroupe. Ah non, j’ai les yeux fermés derrière les lunettes de soleil).
(Et puis, il pleut aussi, parfois, et ça se voit).
Les crottes de canards (ou d’oies, je ne sais pas, je suis nulle en animaux – je vous rappelle que j’ai déjà pris des rats pour des lapins) parsemaient la pelouse, il a donc fallu réussir à marcher à la fois en talons aiguilles dans l’herbe – et je sais que chaque femme comprend l’acrobatie que cela représente puisque le talon s’enfonce inexorablement dans la terre – et à éviter les très nombreux excréments qui jalonnaient un parcours limité et millimétré.
Aussi, la jupe est trop grande à la taille, elle tombe, j’essaye de retourner la ceinture pour la resserrer, ce n’est pas très réussi. Bref).
Je marche d’un pas allègre (trop allègre, peut-être ?) dans les allées qui sont moins minées.
J’ai également l’air follement inspiré devant ce que je crois être de la glycine.
(Après, Cedric m’a demandé d’arrêter mon cirque. La photo suivante est réussie mais on le voit dans les lunettes. Eh oui, ça tient à peu de choses).
(Je suis nulle en fleurs aussi, vous l’aurez compris. Contrairement à l’un de mes ex, je ne regardais jamais dans ma jeunesse “Histoires Naturelles”, cette merveilleuse émission dédiée aux personnes insomniaques qui rentrent pompettes de soirée, parce que je n’allais presque jamais en soirée, même si j’ai souvent été pompette mais c’est une autre histoire. Je constate juste que ce manque de sorties nocturnes a gravement nui à ma culture générale).
Vous ne m’en voudrez pas, comme toujours, je le sais.
Le 19 Janvier 2024
