L’ENVERS DU DÉCOR – LIVRE 20

Qu’il est agréable de se voir appeler par l’école à 10 heures, alors que vous y avez déposé les chérubins une heure trente avant, alors que vous avez un programme bien chargé, afin de venir chercher un enfant souffrant. Ma fille de 7 ans est une comédienne-née, et je ne doute pas une seconde que le personnel de l’école l’ait crue ce jour-là atteinte de la maladie dont on n’ose plus dire le nom tant on l’entend.

Bizarrement, ma fille allait beaucoup mieux une fois sortie de l’école.

Prévenue du programme à venir – à savoir une séance-photo que je ne pouvais plus guère annuler – elle détaillait avec enthousiasme sa participation à l’aventure. (Est-il utile de mentionner que ladite participation supposait le maquillage de sa mère ? Est-il utile de mentionner que ladite mère déploya des trésors de diplomatie afin d’endiguer une proposition de services proche du matraquage publicitaire ?)

Prête à débuter la séance-photo, je reçois un email prodigieusement agaçant et qui appelle une réponse urgente.

Pour amuser la jeune fille de 7 ans (qui n’attend qu’une chose : la retouche-maquillage), mon photographe Cedric lui propose de prendre des photos de son doudou en train de voler dans les airs.

Voici pourquoi il existe maintenant des photos de moi bien sérieuse sur un email bien énervant, environnée d’un éléphant volant.

Depuis, l’enfant va mieux et je n’ai jamais reçu de réponse à mon email, tellement il était cinglant.

Bienvenue dans ma vie en vrac.

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