COSTA SMERALDA – SARDAIGNE

La Costa Smeralda, qui se déploie sur quelques cinquante-cinq kilomètres de côte au Nord-Est de la Sardaigne est un petit paradis fait de végétation et de criques cristallines. De fait, son nom vient autant de la verdoyance du relief côtier que de ses eaux aux tonalités transparentes oscillant entre le bleu et le vert.

Ce haut-lieu du tourisme de luxe est pourtant bien récent. Autrefois terre sauvage habitée par les bergers, l’endroit suscite un très réel coup de foudre dans le cœur du prince Karim Aga Khan qui décide en 1961 de le transformer en terrain de jeux pour les riches et puissants.

Il a vingt-quatre ans, il est mi-anglais mi-portugais, a été élevé à Genève et est diplômé d’Harvard. Citoyen du monde, il fait partie d’une élite qu’il souhaite accueillir sur une côte encore sauvage et de fait, exclusive. Il acquiert trois mille hectares de terres afin de développer l’endroit.

À une époque où les côtes sont ailleurs défigurées par un tourisme en plein expansion, la Costa Smeralda est pensée comme une enclave destinée à quelques privilégiés et dont la beauté serait préservée comme le bien le plus précieux.

De fait, la vie s’y déroule à l’abri des regards autant sur mer que sur terre. Les yachts parsèment les criques à l’eau cristalline qui ne sont justement accessibles que par mer et les villas sont des havres de paix discrets et intimes, dissimulés par une végétation abondante.

Porto Cervo, qui est créé ex nihilo, devient l’épicentre de ce nouveau terrain de jeux et la Costa Smeralda devient la destination privilégiée des riches et célèbres d’alors, comme Jackie Kennedy, Margaret d’Angleterre, Grace Kelly ou Brigitte Bardot pour n’en citer que quelques-unes.

On pourra éventuellement regretter le côté artificiel de Porto Cervo mais il reste cette côte de toute beauté, encore sauvage, aux couleurs vives et parsemée d’iles.

Le 31 Juillet 2026