LA MAIN AU COLLET

“La Main au Collet” n’est peut-être pas mon Hitchcock préféré mais il est le plus glamour, c’est incontestable. Sa chatoyance tient peut-être à la présence de Grace Kelly ou encore à la Riviera environnante, je ne sais, mais le souvenir de certaines scènes reste longtemps en tête.

Ce film, réalisé en 1955, réunit Cary Grant, qui joue le rôle d’un cambrioleur retraité sur la Côte d’Azur, et Grace Kelly, qui prête ses traits à l’attachiante rêvée dont il tombe amoureux.

John Robie, surnommé “Le Chat” doit en effet sauver sa réputation en démasquant l’usurpateur qui dépouille les riches touristes de la Riviera en empruntant son nom. Il mène l’enquête avec Frances Stevens, une jeune héritière qui s’ennuie ferme pendant ses vacances et qui a bien décidé de jouer au détective amateur tout en faisant tomber ce cambrioleur de charme dans ses filets.

“La Main au Collet” est vif, léger et brillant. Les protagonistes semblent quelque peu écrasés par ce soleil méridional, qui échauffe les esprits, les cœurs et les corps.

Pour autant, Frances Stevens est impériale d’élégance et de grâce – Edith Head, encore à la manœuvre, y a bien veillé en créant les costumes de Grace Kelly – mais l’on sent chez cette jeune femme désœuvrée une sensualité sous-jacente bouillonnante. Jamais Grace Kelly n’a autant incarné le feu sous la glace.

Certaines scènes sont anthologiques : Frances Stevens embrassant un John Robie qu’elle vient de rencontrer, le feu d’artifice à l’unisson d’une scène de sexe non filmée ou encore Grace Kelly conduisant fort dangereusement sur la route sinueuse sur laquelle elle décèdera plus tard.

Pour la petite histoire, il s’agit là de la dernière collaboration de Grace Kelly et d’Alfred Hitchcock – puisque Grace Kelly rencontrera un an après le tournage de ce film en 1954, son prince charmant, le Prince Rainer.

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