LA VALISE DES VACANCES

Lorsque l’on voyage seule avec deux petits, l’épreuve de la valise peut s’avérer compliquée.

En ce qui me concerne, je tiens absolument à ne transporter qu’une seule valise (elle est énorme, je vous l’accorde), afin d’avoir au moins une main libre pour gérer l’effervescence tourbillonnante de ma progéniture.

La valise est – de facto – remplie à 70% par leurs affaires car je prévois une tenue journalière complète pour chacun : ils vivent leur vie d’enfants, se tâchent, transpirent et le tout va à la fin de chaque journée dans le sac de linge sale qui grossit de jour en jour.

Cela laisse à la femme éprise de style que je suis 30% de la valise.

J’aime les défis, ça tombe bien.

La première règle que je m’impose est de choisir la tonalité de fond : bleu ou noir.

La deuxième règle est de choisir ma couleur du moment : jaune, blanc, rouge, rose ou autre.

La troisième règle – qui en découle – est de choisir des pièces qui fonctionnent bien ensemble et qui sont polyvalentes.

Cela permet d’accorder l’ensemble en conséquence : la paire de lunettes de soleil, les deux paires de chaussures, le chapeau et même l’unique rouge à lèvres.

Je n’emporte que peu de pièces, tout simplement parce que l’âge aidant, je me rends compte que l’on ne porte finalement que très peu des trois tonnes de vêtements que l’on aimerait porter en vacances.

Les 30% sont donc invariablement constitués :

  • d’un jean (noir ou bleu) et un pull (gris souvent car je suis fainéante et que cela va aussi bien avec le jean noir ou le jean bleu), toujours et quoi qu’il advienne,
  • d’une paire de chaussures plates et une paire de talons,
  • d’un cabas de plage en tissu ou en toile et d’un petit sac à main qui sera parfait lors des échappées citadines,
  • d’un chapeau, lové au milieu de la valise et à l’envers, et que l’on peut emplir de mille petites choses,
  • d’une robe infroissable ou à peine. S’il s’agit d’une robe fragile, elle est pliée au dernier moment, sur le dessus de la valise et emballée dans du papier de soie pour éviter les plis et donc le fer à repasser,
  • d’un pantalon blanc lavable facilement, et qui s’adaptera tellement bien avec les quelques hauts emportés.

Le cabas en cuir increvable avec lequel je voyage est empli de pochettes dédiées qui me permettent de retrouver facilement et à l’avenant l’ordinateur dont je ne me sépare jamais, les documents officiels ou la pharmacie usuelle des mouchoirs, pansements et autres tubes d’arnica.

Le reste est constitué de pièces plus que polyvalentes que l’on assemble et désassemble au gré de son humeur, et d’accessoires qui font leur petit effet.

Pas plus, pas plus. Et croyez-le ou non, mais on s’en sort très bien, avec 30%.

Pantalon Banana Republic – Top Bluemarine – Chaussures Dior – Lunettes de soleil Essedue