LUCIE MONIN

Parlons quelques instants de Lucie Monin, artiste-doreur.

Amoureuse de vieux grimoires, Lucie se destinait à leur restauration en entrant, jeune étudiante, au Centre des Arts du Livre. Finalement peu attirée par les colles poisseuses, son attention s’est en revanche rapidement portée vers les enluminures, les feuilles d’or et les fers à dorer. Son passage à l’Ecole Bleue a affiné son goût pour le design et l’architecture d’intérieur.

Ainsi est née Lucie la doreuse, l’enlumineuse. Lucie applique ses dorures sur tout type de matériau ou presque : le cuir, le bois, le plexiglas, le papier mâché ou encore le Corian. Les objets recueillant ses dorures sont tout autant variés : escarpins, ceintures, éventails, sacs à main, vêtements ou encore lunettes.

Les marques ne s’y sont pas trompées, et de nombreux partenariats artistiques ont vu jour, notamment avec Balenciaga, Steiger, Le Tanneur, Dr. Martens ou Carvil – pour n’en citer que quelques uns.

Ainsi est aussi née Lucie la magicienne, porteuse de traditions ancestrales. Car il y a un peu de magie dans le savoir-faire très particulier de Lucie : elle utilise une matière noble et porteuse de mille légendes – celle de Midas, celle de la pierre philosophale – et je vais être honnête, je ne suis pas totalement certaine que Lucie soit de ce monde ci-bas.

Lucie convoque ses riches univers et charrie ses mille vies passées pour faire jaillir l’or de la sombre obscurité. Sa culture est immense et ses influences, encore plus : l’Art Nouveau, l’Art Déco, le pointillisme, les années 60 et 70, les figures géométriques dites masculines ou encore les courbes dites féminines : en bonne magicienne, Lucie a fait de tout cela son univers propre, empreint d’une rare finesse.

Faire appel à Lucie permet de personnaliser à l’extrême son vestiaire, chaque enluminure étant unique.

Son travail m’ayant fait friser l’œil, j’ai demandé à Lucie de faire la dorure de son choix sur mon sac à main Loewe. Le sac en tant que tel, de très belle qualité car Loewe sait choisir et travailler ses cuirs, était certes beau mais tellement épuré qu’il en devenait presque ennuyeux.

Le seul viatique donné à Lucie était de suivre son instinct, et je ne voulais certes pas voir de projet en amont pour une quelconque validation – est fou celui qui n’accorde pas sa confiance aux magiciennes blanches.

Grand bien m’en a pris : le résultat est une merveille et s’accorde parfaitement avec mon style et ma personnalité.

Voici donc le travail de Lucie la magicienne. Ne vous y méprenez pas : ce n’est plus un sac Loewe, c’est un sac Monin et j’en suis ravie.

Allez voir son travail sur son site, c’est vraiment merveilleux et c’est par ici.

Robe vintage Lanvin par Castillo chinée aux Puces chez Artémise et Cunégonde – Sac à main Loewe par Lucie Monin – Escarpins Stella Luna – Lunettes de soleil Face A Face

Lucie Monin