LE MYTHE DE LA BEAUTÉ – VOLUME 2

Coup de gueule ? Coup de gueule.

(Je dis deux fois un gros mot, ma belle-mère va me foudroyer. Avec amour).

Comme je l’expliquais précédemment, j’aime infiniment Naomi Wolf, qui a écrit en 1990 “The Beauty Myth”, essai dans lequel elle expliquait que les femmes étaient et seraient de plus en plus soumises à des diktats irréels de perfection physique, de désirabilité et de mise en scène de leurs corps féminins en qualité d’objets sexuels.

Les médias et les réseaux sociaux aujourd’hui ne pourraient – hélas – que lui donner raison.

Instagram, tu es un merveilleux outil d’étude sociologique.

En effet, depuis plusieurs semaines, l’été aidant, le corps des femmes se dévoile et se présente à moitié nu – car en maillot de bain, et Instagram s’en fait le témoin. Je suis la première à le faire, ici et maintenant.

Je suis la première à le faire si cela suppose classe, élégance et intelligence.

Et je suis donc bien chagrinée lorsque ma page d’accueil Instagram me propose des influenceuses ou des personnalité de télé-réalité dont la communauté se compte par million(s), qui se dénudent jusqu’à l’agonie photo après photo, de manière plus que suggestive, hyper sexualisée, dans des tenues qui ne couvriraient pas les poupées de ma fille.

Je n’ai absolument rien contre la sexualité, bien au contraire (cadeau transcendant des dieux, avec la musique et la gastronomie – à mon humble avis).

Mais Instagram n’est pas l’endroit. Il n’est d’autant moins l’endroit que ces influenceuses ou personnalités de télé-réalité ont souvent des communautés jeunes, très jeunes et que le message implicitement transmis est que beauté = hyper-sexualisation. Je parle de message implicite, car il n’y a en général aucune légende de photo, aucune explication, ce qui est encore plus troublant. Et encore plus irresponsable.

(Je laisse de côté pour aujourd’hui le fait que beauté = mille aspects d’une personne).

On peut être à moitié nue et d’une classe folle.

On peut être à moitié nue et d’une intelligence rare.

On peut être à moitié nue et rester un sujet actif.

On peut être à moitié nue et d’une sensualité troublante, et pas seulement un pauvre objet hyper-sexualisé qui ne réagit qu’aux codes sociaux du moment (oulala le maillot de bain string, oh mon Dieu la micro-jupe en PVC lacée sur les cotés. Mais on voit ton maillot de bain string à travers le laçage, petit gigot ligoté, va).

On peut être au même moment furieusement féminine, sensuelle, sexuelle, et pour autant ne pas être objetisée. Il faut avoir un soupçon d’élégance et d’intelligence pour être activement sensuelle et sexuelle : ça s’appelle l’intelligence de l’autre. Faire confiance à l’autre, à son imagination et ne pas forcément tout lui jeter à la figure dès la première seconde.

Voilà. C’était mon coup de gueule du jour – parce que j’ai deux filles à la maison. Et un garçon.

Suis-je vieux jeu ? Probablement. Mais à choisir, je préfère être vieux jeu et élever mes enfants en les aidant à devenir des adultes actifs, conscients, qui éviteront de subir des pseudo-stimuli sociaux et d’être objetisés ou objetisants.

 

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