L’ENVERS DU DÉCOR – VOLUME 34

Me voici donc un dimanche soir, dans une rue calme (enfin, censée être calme), maquillée comme un camion volé et habillée comme une fête nationale pour illustrer un article relatif à un film que j’adore : “Cruella”.

C’est bien simple, toutes les tenues du film sont absolument atomiques mais finalement tellement atomiques qu’elles en devenaient hautement complexes à reproduire. Mon choix s’est porté sur une tenue rouge et noire qui supposait un bouillonnement de tulles rouge et noir que j’ai réussi à réunir grâce à l’aide de mon amie Virginie de Marcel et Jeannette, ainsi qu’une veste militaire qui trainait dans mes placards et sur laquelle ma fille de 12 ans et moi-même avons plastronné tout ce qui nous tombait sous la main : chaines, broches, rubans, épaulettes.

Je l’ai dit, la rue était censée être calme. Ne me demandez pas ce que faisait ici la vingtaine de passants qui marchaient en me regardant d’un air étonné mais je ne suis hélas pas passée inaperçue. Une personne s’est même postée derrière mon photographe pour nous prendre en photo avec son téléphone. Mon Dieu, cette rue n’a jamais été aussi animée.

Également, un confrère est passé en vélo – s’est retourné en se demandant clairement “mais c’est quoi ce bordel ?”. Prenant mon courage à deux mains, je lui ai dit bonjour et j’ai bien vu que quelques secondes lui étaient nécessaires pour me reconnaitre. On le comprend.

En lieu et place de maquillage (car on connait mon désamour pour le maquillage), j’avais juste plâtré tout ce qui me tombait sous la main : blush à outrance, paillettes de toutes les couleurs et un arc-en-ciel de fards à paupières.

Je vous donne donc ici la Cruella du 8ème arrondissement de Paris. Elle fait beaucoup de grimaces.

Le 31 Octobre 2026