COURMAYEUR

Si, côté français, l’alpinisme est né à Chamonix, c’est Courmayeur qui lui donne naissance, côté italien. Il faut dire que les deux communes, qui ne sont séparées que de quelques kilomètres à vol d’oiseau et qui se rejoignent grâce au tunnel du Mont-Blanc, sont lovées dans deux vallées qui font face au sommet qui aura suscité toutes les passions alpines, le Mont-Blanc.

Et puisque Courmayeur se trouve dans la vallée d’Aoste, parlons quelques instants de la ville d’Aoste, où les noms de rue sont étonnamment inscrits en français. La langue de Molière y fut longtemps la langue officielle, car Aoste appartenait aux États de Savoie et était administrée en français jusqu’à l’unification italienne. La ville est par ailleurs riche de ruines romaines et d’édifices religieux – elle n’est en revanche riche d’aucun jambon d’Aoste puisque ledit jambon est produit par la commune française d’Aoste, située en Isère.

Revenons à Courmayeur, ce joli village aux toits de lauzes si caractéristiques de l’architecture valdôtaine.

C’est en 1850 que naît la Société des Guides Alpins – il s’agit de la seconde compagnie la plus ancienne au monde après celle de la prestigieuse Compagnie des Guides de Chamonix.

Alors que le tourisme alpin se développe à Courmayeur, quatre sources d’eaux minérales sont découvertes et quatre établissements thermaux sont édifiés.

La construction de remontées mécaniques puis le percement du tunnel du Mont-Blanc en 1965 achèvent de faire de Courmayeur un lieu de villégiature très recherché.

L’église Saint-Pantaléon-et-Saint-Valentin remplace un lieu de culte signalé à cet emplacement en 1227. Le clocher, étonnant, appartient à la structure d’origine mais il est coiffé d’une pointe qui date, elle, du XVème siècle. Le reste du bâtiment date du XVIIIème siècle.

L’autel date du XVIIIème siècle et est en marbre noir.

Courmayeur est tout petit et ravissant mais il faut être honnête, mon coeur appartient à Chamonix.

Le 28 Février 2025