Considérée comme la capitale de l’alpinisme, Chamonix partage avec Saint-Gervais-les Bains et Saint-Véran le record de la commune la plus haute de France grâce à la présence sur le territoire de la commune du téléphérique de l’Aiguille du Midi (à 3.777 mètres) et du Mont-Blanc, le sommet le plus haut des Alpes qui culmine à 4.806 mètres.

La dent du Mont-Maudit et le Mont-Blanc dans les nuages
Cette altitude alliée à la présence des nombreux pics et aiguilles qui l’enserrent fait de Chamonix un des hauts-lieux de la pratique de l’alpinisme dès le XVIIIème siècle.


La Vallée Blanche où l’une de mes idoles (Louis Lachenal) trouva la mort dans une crevasse profonde de 28 mètres

Les Grandes Jorasses à gauche et la Dent du Géant à droite

L’Aiguille Verte

Les Aiguilles de Chamonix

La vallée de Chamonix

L’Aiguille du Midi

L’église Saint-Michel

De sa première construction par les Bénédictins en 1119 ne subsiste aujourd’hui que la tour du clocher. Un autre édifice, spécifiquement baroque est construit entre 1707 et 1709
Faisant à l’époque partie du duché de Savoie, lui-même partie du royaume de Savoie-Sardaigne, la commune qui s’appelle à l’époque “Chamouny” et qui n’est encore qu’un gros bourg rural, est visitée en 1741 par William Windham et Richard Pococke, deux anglais qui vantent dans les gazettes anglo-saxonnes la beauté d’un gigantesque glacier qui sera bientôt baptisé la “mer de glace”. La curiosité que suscitent leurs écrits provoque rapidement l’arrivée de nombreux touristes qui pratiquent et développent la pratique de l’alpinisme.
En 1760, l’aristocrate Horace-Benedict de Saussure promet une forte récompense à celui qui atteindra le sommet du Mont-Blanc, ce qui est chose faite en 1786, l’exploit étant réalisé par deux Chamoniards, Jacques Balmat et Michel Paccard.
Les femmes ne sont pas en reste : Marie Paradis est la première femme à atteindre le sommet du Mont-Blanc en 1803, suivie en 1838 par Henriette d’Angeville.
En 1792, l’armée napoléonienne annexe le duché de Savoie et le roi de Sardaigne Victor-Amédée III, qui reconnait les annexions, cède en 1796 Nice et la Savoie à la France par traité, mais l’exil de Napoléon entraine la restitution, en 1815, de la Savoie au royaume de Sardaigne, jusqu’en 1860, date à laquelle Victor-Emmanuel II cède Nice et la Savoie à la France, conformément au traité de Plombières, dont on a déjà parlé ici.
La première ascension de l’Aiguille du Midi est accomplie en 1818.

L’Aiguille du Midi à droite et les Aiguilles de Chamonix à gauche

L’Aiguille du Midi à gauche et le Dôme du Goûter à droite
En 1820, un groupe de trois alpinistes disparait alors qu’ils tentaient de gravir le Mont-Blanc. Leurs corps ne seront retrouvés que quarante-et-un ans plus tard, au fond du glacier des Bossons. Ce qui me rappelle un épisode glaçant (c’est le cas de le dire) de la série “Alfred Hitchcock présente”, “The Crystal Trench” que je vous conseille fortement.
À la suite de cette disparition est créée en 1821 la prestigieuse Compagnie des Guides de Chamonix. Le premier non-Chamoniard à intégrer, en 1930, la Compagnie est Roger Frison-Roche, célèbre explorateur et écrivain français.
Le chemin de fer construit en 1901 désenclave Chamonix, qui devient une station de ski prisée.

Les Jeux Olympiques d’hiver y sont organisés en 1924, et l’alpiniste Maurice Herzog, mondialement connu pour avoir atteint le sommet de l’Annapurna en 1950, est le maire de la ville de 1968 à 1977.



Aujourd’hui, le bourg rural n’existe plus : Chamonix-Mont-Blanc regroupe seize hameaux, permet d’atteindre l’Aiguille du Midi par téléphérique, dispose d’un casino et propose de nombreuses activités – pour notre plus grand plaisir.



L’Aiguille du Midi vue de Chamonix





L’étonnant restaurant Rose du Pont, anciennement Bar de la Terrasse, avec ses éléments d’origine Art Nouveau, magnifiquement rénové
Le Dôme du Goûter à gauche et l’Aiguille du Goûter à droite


Le 16 Février 2024
