TRIANON – VERSAILLES

Le Domaine de Trianon a toujours été ma partie préférée du grand domaine royal qu’est Versailles. Pour être honnête, je fuis toujours comme la peste le château officiel que je trouve pompeux, et les jardins à la française, qui sont certes très beaux, mais d’une beauté froide et réfrigérante.

En 1758, Louis XV souhaite faire construire un nouveau château dans les jardins royaux, afin d’y abriter ses amours illégitimes avec sa maîtresse la Comtesse du Barry, car le château officiel manque cruellement d’intimité.

Il demande à l’architecte royal Ange-Jacques Gabriel de construire un château intime mais suffisamment grand pour accueillir le roi et son entourage proche. Avec le Petit Trianon, Gabriel produit le parfait exemple du style néo-classique dont l’Europe s’entiche à l’époque.

La construction de Trianon s’achève en 1768 et se voit surnommé le Petit Trianon afin de le distinguer du Trianon de Marbre, maintenant connu sous le nom de Grand Trianon. Louis XVI donne le Petit Trianon à sa jeune épousée Marie-Antoinette, qui le fait sien en réaménageant notamment les jardins. Dès lors, les jardins botaniques si chers à Louis XV sont remplacés par des jardins anglais.

Marie-Antoinette se réfugie souvent au Petit Trianon, plus intime.

Durant la Révolution, le Petit Trianon devient un hôtel. Napoléon redonne au palais et aux jardins leur gloire d’antan en restaurant l’ensemble, le donne à sa soeur Pauline puis à sa seconde épouse Marie-Louise. En 1867, l’impératrice Eugénie transforme le Petit Trianon en un musée dédié à la mémoire de Marie-Antoinette.

Le Théâtre de la Reine, inauguré en 1780, est le seul bâtiment qui ait survécu en l’état d’origine. Marie-Antoinette aime y regarder des pièces mais également monter sur scène elle-même.

Le Pavillon Français est construit en 1750 par Louis XV, passionné de botanique. Le Pavillon Français est destiné à offrir un havre de paix simple au milieu des plantes et son intérieur est assez sommaire : un salon central, une antichambre, un boudoir, une pièce d’eau et une petite pièce où est préparé le café. A la mort de Louis XV, Marie-Antoinette utilise ce pavillon pour y donner des bals et des concerts.

Le Grand Trianon dénote par son architecture assez particulière, autour d’une galerie à colonnades, ouvrant d’un côté sur la cour d’honneur, de l’autre sur les jardins. La construction commença en 1687 par Mansart, sous l’œil vigilant de Louis XIV qui souhaitait y abriter ses amours avec Madame de Maintenon.

Le Temple de l’Amour

Le Hameau de la Reine, édifié entre 1783 et 1786, illustre le goût de l’époque pour les charmes de la vie champêtre. Inspiré de l’architecture traditionnelle cauchoise et disposé comme un tableau, ce petit village comporte des maisons destinées au divertissement de Marie-Antoinette et de ses enfants ou destinées à des fonctions purement agricoles, comme les laiteries ou la ferme.