RÉFLEXION

Une femme devrait pouvoir se regarder dans son miroir sans crainte du jugement d’autrui et de son propre jugement – puisque les deux sont intimement liés.

Une femme devrait pouvoir se regarder dans son miroir, dans sa nudité crue et vraie, sans se demander quelle valeur elle doit accorder à son corps ni se demander dans quelle mesure son corps est acceptable ou désirable selon des normes sociales très réductrices.

Une femme devrait pouvoir être exactement ce qu’elle est, ce qu’elle veut être, sans se soucier du regard sociétal sur sa chair.

Une femme devrait pouvoir être épilée ou non, maigre ou ronde, jeune ou âgée sans se demander constamment dans quelle mesure son corps est conforme aux attentes sociales ou à la mode du moment.

Une femme devrait pouvoir prendre la décision de s’épiler ou non, de teindre ses cheveux blancs ou non, de faire du sport ou non, sur la base de son seul arbitre et pour des raisons valables qui ne tiennent qu’à elle, qu’à son histoire propre et parce qu’elle pense simplement que sa décision s’inscrit dans la justesse pour elle.

Je suis tout autant dubitative devant la pression sociale imposée à la chair de la femme qu’aux effets de mode qui s’appliquent à la chair de cette même femme.

J’écoute avec beaucoup d’intérêt les différentes voix qui s’élèvent contre le jeunisme, la minceur, l’épilation ou la teinture des cheveux blancs.

Ces dernières années, j’ai vu de nombreuses couvertures de magazine de mode mettre en avant des femmes anorexiques, j’ai aussi vu plusieurs couvertures de magazine de mode mettre en avant des femmes franchement obèses au sens médical du terme et cela m’a semblé excessif, méprisant pour les femmes rondes et d’un marketing inclusif puant dans le dernier cas.

J’ai vu des célébrités arborer fièrement leurs aisselles poilues sur une seule photo publiée sur leur page Instagram et cela m’a semblé excessif, méprisant pour les femmes qui ont une opinion arrêtée sur le sujet, et d’un marketing inclusif puant.

Mais j’ai aussi vu et lu des femmes qui ont décidé d’embrasser leur personnalité profonde, leur chemin personnel, cesser de se teindre les cheveux ou cesser de s’épiler. Et ça n’a plus rien à voir avec un effet de mode ou du marketing inclusif puant, parce que c’est réfléchi, bien réfléchi, explicité et vécu en pleine conscience.

J’ai aussi vu, lu et parlé avec des femmes qui s’épilent ou qui se teignent les cheveux. Et cela n’a plus rien à voir avec une pression sociale, parce qu’elles savent en pleine conscience qu’elles sont des produits sociaux-culturels, qu’elles y ont réfléchi, qu’elles se sont demandées pourquoi elles s’imposaient ces contraintes, en ont éliminé certaines et en ont gardé d’autres parce que cela faisant, elles étaient dans leur justesse propre.

Une femme devrait pouvoir être autorisée à se réconcilier avec elle-même. Et avec son corps, tout simplement.

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