LA CHATTE SUR UN TOIT BRULANT

Monter sur les toits de Paris est la parfaite occasion de parler de Tennessee Williams, en clin d’œil à l’une de ses œuvres majeures “La Chatte sur un Toit Brûlant”.

(Clin d’œil assez peu appuyé en réalité car je n’ai rien de la voluptueuse beauté d’Elizabeth Taylor qui joue dans l’adaptation cinématographique, et que ce jour-là le toit n’avait rien de brûlant puisqu’il faisait très moyennement beau. En outre, on me sent follement confortable sur ce toit).

Les pièces de théâtre de Tennessee Williams ont été adaptées au cinéma dans les années 50 et 60 et mes favorites sont Un tramway nommé Désir, Soudain l’Été Dernier et La Chatte sur un Toit Brûlant.

J’aime l’univers désespéré des personnages de Tennessee Williams. Ils sont souvent seuls, rejetés, marginaux, frustrés. Ils sont souvent ingrats, mais terriblement touchants car l’on devine au fil des pages des traumatismes émotionnels profonds : confrontés au manque d’amour, à la cruauté, à la société, ce sont des enfants monstrueux.

Monstrueux, certes. Mais des enfants.

Les pièces de théâtre sont souvent bien plus explicites que les films sur les thèmes de la sexualité ou de l’homosexualité – merci le Code Hayes en vigueur à l’époque – mais lire ou voir du Tennessee Williams reste toujours un pur plaisir. C’est larvé, c’est violent, et c’est passionnant.

 

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