LA ROCHELLE

J’ai une tendresse particulière pour La Rochelle.

J’y retrouve les vestiges de la belle citadelle qu’elle fut, assiégée et repliée sur elle-même parce que protestante ; exsangue parce que protestante ; mais se relevant, digne, noble, commerçante et florissante, parce que protestante. Il en reste aujourd’hui un magnifique centre historique, simplement majestueux et quelque peu impénétrable.

J’y retrouve encore les vestiges de la belle ville portuaire qu’elle fut, abritant navigateurs et corsaires de tous bords, tous attirés par la fortune que leur promettaient les horizons sans fin.

La secrète majesté qui se dégage du centre historique, fermé par les remparts, offre un curieux contraste avec le port, ouvert à toutes les aventures, faisant de La Rochelle une ville à la fois insondable et incroyablement ouverte.