DEAUVILLE

Deauville, c’est avant tout l’histoire folle d’un coup financier.

En quatre ans, grâce aux investissements de ces si puissants financiers du Second Empire qui y voient un juteux coup à faire, la station balnéaire de Deauville sort des marais et dès 1864, la riche société parisienne peut jouir de celle qui se veut “ville des plaisirs”.

Et des plaisirs, il y en a quelques uns, effectivement : plage avec cabines de bains, promenade des planches, commerces, hôtels de luxe, casino, hippodrome et établissement hydrothérapique.

Toute la ville est conçue pour le plaisir de cette riche société parisienne, à tel point que l’on baptise Deauville – encore aujourd’hui – le 21ème arrondissement de Paris. Les plans de la ville sont dessinés sur le modèle du Paris haussmannien et le petit village d’origine est relegué dans les terres.

Ce qui explique le sentiment mitigé que peut laisser Deauville : déjà en 1868, le Guide Conty estimait que “tout, à Deauville, est prétentieux, même jusqu’à la mer, après laquelle il faut courir. Beaucoup de sable et beaucoup trop de poudre aux yeux”.

Tellement parfait, tellement léché que cela peut en devenir factice, en manque d’authenticité.

Mais également la joie de profiter de la mer à 2 heures de Paris. Et d’y faire des photos.

Et puis Deauville, c’est tout de même la ville qui abrita les amours de Boy Capel et de Gabrielle Chanel, alors encore jeune modiste ayant pignon sur rue près du Casino, et paradant dans ses propres tenues sur les Planches.

 

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