TRIUMPH

La vie est bien faite : au moment même où je m’interroge sur la nudité, la lingerie, la femme en tant qu’objet désirable et sujet désirant, me voici contactée par Triumph qui souhaite organiser un évènement avec moi.

Mon oeil a commencé à friser lorsque j’ai découvert leur campagne #TogetherWeTriumph, empreinte d’une belle sororité, et j’ai été définitivement conquise par leur motto selon lequel Triumph supporte les femmes dans chacun de leurs mouvements.

Fondée en 1886, Triumph participe à l’histoire moderne de la lingerie, et donc à l’histoire moderne de la femme.

Il y a beaucoup à dire sur la femme et la lingerie, le corps de la femme ayant toujours été un enjeu religieux, biologique, social et sexuel majeur. Qui dit enjeu, dit objet, dit objetisation : corseté, déformé, le buste féminin n’a eu de cesse d’être modelé et contraint au fil des siècles, alors même que le pantalon de lingerie, ancêtre de la culotte, n’est étrangement apparu qu’au XIXème siècle.

Le tournant majeur s’opère au XXème siècle, lorsque la femme, par le biais de la lingerie, peut enfin se réapproprier son corps, deux notions majeures devenant socialement acceptables : celle de plaisir et celle de confort.

Ayant tout cela en tête, vous comprendrez aisément pourquoi une marque comme Triumph m’a interpellée. Triumph a accompagné tous ces changements et a, par exemple, inventé en 1954 la dentelle extensible sur le premier soutien-gorge Amourette, pour un confort idoine ne cédant en rien au raffinement.

Au-delà de lingerie en dentelle, Triumph propose également de la lingerie seconde peau, du sportwear, du homewear, du shapewear et des maillots de bain.

Toute la démarche de Triumph tend vers l’adéquation de la lingerie à chacune de nos activités, et je trouve cela formidable.

Toute la démarche de Triumph tend également vers l’accord entre une forme de lingerie et la morphologie de chacune.

J’aime que le site de Triumph ne présente pas uniquement des mannequins répondant très exactement aux standards sociétaux actuels et cette diversité de morphologies vient apporter encore un peu plus de réalité à cette volonté d’adéquation.

Chaque femme sait combien il est inconfortable de passer la journée avec une lingerie inadaptée. Il n’y a rien de pire, et je crois me souvenir d’un sondage dont il résultait que le premier geste d’une femme en rentrant chez elle était d’enlever son soutien-gorge. C’est dire.

A titre personnel, je crois profondément au pouvoir presque magique de la lingerie : c’est le premier vêtement que l’on enfile, il est à même le corps, il touche – au sens premier et second – aux zones du désir et à l’essence même de ce qui fait la féminité d’une femme.

La lingerie peut certes faire de nous des objets désirés mais peut également nous permettre de reposséder un statut de sujet désirant.

Comme toujours, la beauté réside dans l’accord et l’harmonie : bien vivre (dans) sa lingerie confère un immense pouvoir et redonne une féminité vivante, active.

Bien vivre (dans) sa lingerie permet de s’oublier soi-même parce que l’on se sent confortable – dans son corps et dans sa tête – et de pleinement vivre le moment donné. Que cela soit une séance de sport ou du sport en chambre.

#TogetherWeTriumph

#IHaveTheAmourette

Triumph

Au Lancaster Paris